Les Systèmes de Réseaux

Qu'est-ce qu'un Réseau ?

L'Amiga et les Réseaux

L'Amiga et Internet

Relier Deux ou Plusieurs Amiga

Un Serveur

Les Vitesses standards

La BlackList

Le Smiley

Lexique Réseaux et Télécom





Qu'est-ce qu'un Réseau

Un réseau est constitué de deux ou plusieurs ordinateurs interconnectés qui partagent leurs ressources d'égal à égal ou de client à serveur au travers d'une connexion partagée.

La forme la plus simple d'un réseau réside dans la liaison entre deux ordinateurs que l'on qualifie tous deux de terminaux. Entre les deux terminaux peuvent être échangées des données disponibles. De plus il existe encore la possibilité d'accéder à des composants matériels (appellés ressources), comme l'imprimante, le modem, le disque dur, le lecteur CD, etc...

A partir de cela on peut mettre en évidence les caractéristiques principales d'un réseau :

1- La liaison : l'existence d'un réseau est conditionnée par la liaison entre deux ou plusieurs ordinateurs. Dans cette configuration, un ordinateur prend en charge les tâches de gestion du système (disque dur, imprimante, etc..) Cet ordinateur est appelé SERVEUR. On peut distinguer le serveur dédié, qui est un ordinateur chargé des tâches de gestion et ne peut être utilisé comme poste de travail, et le serveur non-dédié, qui en plus de la gestion du système, peut être utilisé comme poste de travail client (appelé aussi terminal, ou station de travail).

2- Données communes : l'accès à des données communes est une autre caratéristique des réseaux. On peut par exemple accéder à un même fichier depuis différents postes de travail, échanger des données.

3- Gestion des ressources : Utilisation commune des périphériques utilisés. On peut accéder à distance au disque dur du serveur, à son imprimante, etc...

4- Communication : Composante peu encore répandue, on définit ainsi le moyen d'envoyer des messages à un utilisateur distant, via une "boîte postale", que celui-ci soit présent ou non. La notion de comunication prend toute son importance dans le cadre de travail de groupe, (appelé Groupware) surtout pour des entreprises multinationales dont les horaires de travail sont différents, ou dont les acteurs sont physiquement très éloignés.

Classification des Réseaux Locaux

Il existe plusieurs classifications des réseaux Locaux, mais les plus connues sont :

1- Réseaux Locaux de Micro-ordinateurs

Le réseau Local de micro est un ensemble de micro-ordinateurs (PC, PS2, Macintosh, Amiga...) vus soit comme station de travail, soit comme serveur. On distingue 2 types de réseaux micro :

- Les réseaux horizontaux, ou toute machine appartenant au réseau peut postuler au titre de serveur et mettre ses ressources à la disposition de tous (TOPS, PC LAN, NETWARE Lite...). Dans ces réseaux la notion de sécurité est quasiment nulle, leur vocation est le partage d'imprimantes et le transfert de fichiers. C'est dans cette catégorie que l'on classe les réseaux poste à poste ou en anglais "peer to peer".

- Les réseaux verticaux qui introduisent la notion de serveur permanent (un calculateur déclaré comme serveur ne peut être un poste de travail en local). Ces réseaux proposent des services très complets de sécurité de données et de partage des ressources, ainsi que des utilitaires de contrôle de gestion très performants (ex: Netware de Novell) . Pour ce type de réseau on emploi souvent le terme de "client serveur".

2- Réseaux Locaux hétérogènes

Ces réseaux consistent à interconnecter des calculateurs de catégories différentes (Micro_mini_Mainframe), et, autant que possible d'installer un dialogue entre eux. On parle ici de Réseaux d'entreprise. Il existe sur le marché des produits permettant à un VAX VMS d'être le serveur d'un réseau de micros, ou de connecter des machines UNIX à un réseau NetWare, par exemple.

Les topologies de Réseaux :

On distingue plusieurs topologies de réseaux (la topologie d'un réseau décrit de quelle façon les postes de travail -les noeuds- sont connectés au réseau. La topologie est donc "l'art de faire des noeuds". Dans le domaine des réseaux locaux on distingue essentiellement quatre topologies :

- l'étoile (star) - réseau starlan, destiné surtout aux petits réseaux de l'ordre de 25 postes.

- le bus - c'est la plus usitée. Elle est appellée aussi topologie Ethernet.

- l'anneau (ring) - topologie utilisée par IBM pour son réseau TOKEN RING

- F.D.D.I. - Caractérisé par deux anneaux. En cas de problèmes sur le premier anneau, le second prend le relais. Ce type de réseau a le pouvoir de fédérer des réseaux de moindres débits et de topologies différentes. Il est en passe de devenir la référence d'ici quelques années.

Un réseau est formé de trois composants principaux :

Le Hardware

Le Protocole

Les Applications





Le Hardware

Au coeur du réseau se trouve un câble partagé souvent appelé Backbone (colonne vertébrale). Dans le cas le plus simple, il s'agit d'un câble PARnet connectant deux Amiga via le port parallèle. Les deux machines se partagent le câble. Un exemple plus complexe est le câble Ethernet qui, sans équipement particulier, peut faire plus de 300 m de long avec une centaine d'ordinateurs reliés et communicant (support maximum dans le cadre d'une utilisation de câble coaxial et dans des conditions d'environnement optimales). C'est ce que l'on appelle un LAN ou Local Area Network (Réseau local). Un LAN moins cher mais beaucoup plus limité est le Localtalk d'Apple.

Plus précisément, Un LAN est un réseau dont les unités périphériques (terminaux) se trouvent toutes dans un même bâtiment . A l'inverse un WAN (Wide Area Network - réseau à ramification étendue) désigne un réseau dont les ramifications peuvent se trouver dans des bâtiments différents, voire dans des villes ou des pays différents.

Répéteurs, Ponts, routeurs, et gateways

Au niveau des connexions de réseau, il existe 2 cas de figures :

- Les deux réseaux sont homogènes, c'est à dire qu'ils ont la même topologie et utilisent les mêmes systèmes d'exploitation et protocoles de communications.

- Les deux réseaux sont hétérogènes , topologie ou protocole de communications ou systèmes d'exploitation de natures différentes.

Il existe différentes solutions pour répondre à tous les cas envisageables.

Le répéteur : Sa principale fonction est de régénérer le signal sur le support de télécommunication. Par exemple, au niveau d'une topologie TOKEN RING. Le répéteur n'est employé que sur les réseaux ne dépassant pas un débit supérieur à 4 Mbit/s. Le signal est régénéré sur une distance de 750 mètres.

Pour pallier les limitations de distance et de connexions du câblage d'Ethernet, il est nécessaire d'utiliser un pont dont la fonction est de reproduire le signal. Un pont peut aussi effectuer un filtrage limité pour améliorer l'efficacité des communications. Le pont permet de relier deux réseaux à condition qu'ils aient la même topologie. Un pont peut être également utilisé pour assurer la liaison entre deux segments d'un réseau de câblâge différents (segment coaxial et fibre optique par exemple).

Il demeure toutefois des problèmes de distances avec les ponts, ainsi un équipement plus complexe, nommé routeur est nécessaire. Un routeur offre beaucoup plus de possibilités pour contrôler le flot d'informations entre les différents segments, et peut même offrir un certain niveau de sécurité. Des configurations de routeurs spécifiques à la sécurité sont appelées firewalls (murs de feu). Pour les très longues distances les lignes téléphoniques ou par satellites sont utilisées entre les routeurs, formant ainsi un WAN ou Wide Area Network (Réseau longue distance). Le routeur : permet de connecter des réseaux de topologies différentes (par exemple réseau TOKEN RING et réseau ETHERNET). Il gère de plus le routage des données de manière à optimiser le temps de transmission du message au destinataire en évitant les parties du réseau à fort traffic.

Tout cela fonctionne très bien tant que les deux machines sont de même type, mais dès qu'il y a plusieurs types, il y a donc plus d'un langage de communication nommé protocole. Les passerelles (gateways) représentent la méthode de connexion la plus sophistiquée. Elle est surtout utilisée lorsque l'on doit connecter des architectures de réseau totalement différentes. (une architecture SNA -system network architecture- avec un réseau à architecture INTERNET (TCP/IP). Les architectures de réseaux les plus rencontrées sont SNA, l'architecture réseau IBM, DECNET de Digital, DSA de Bull et surtout l'architecture Internet (TCP/IP) non propriétaire et dominante sur les matériels UNIX. En clair, le gateway est utilisé pour traduire des langages de communications différents, (protocoles).

Un gateway doit être utilisé pour traduire les protocoles. Comme alternative au gateway, certains routeurs sont capables de gérer plusieurs protocoles en même temps. Les gateways sont par exemple utilisés entre Ethernet et Localtalk qui utilisent des supports physiques différents.

Le gateway offre donc l'accès à d'autres parties d'un réseau qui ne seraient pas accessibles directement sinon. Un routeur est dédié à la gestion des chemins qu'empruntent des communications au travers des gateways ou d'autres routeurs.

La distinction entre les gateways, les routeurs et les ponts ne va pas de soi puisque plusieurs des fonctions de chacun peuvent être incluses dans un seul produit.

Le câble Ethernet

Ethernet est un réseau créé par Intel, Xerox et Digital Equipment. Utilise un câble coaxial et transmet les données à la vitesse de 10 Mo par seconde.

Un câble ethernet peut se présenter sous plusieurs formes. La longueur maximale d'un segment de LAN est déterminé par les types de câbles utilisés. Quels qu'ils soient, ces câbles sont prévus pour supporter 10 Mo/s.

Il s'agit là de la bande passante totale du câble, et non de la vitesse mesurée entre deux connexions. Cette dernière est déterminée par le nombre de connexions qui essayent de communiquer à un moment donné. En fait, le maximum tourne autour 3 Mo/s.

Le câble coaxial est le premier utilisé, c'est un câble bi-filaire dont le conducteur interne est séparé de la tresse conductrice externe par une gaine isolante. Il court dans un bâtiment et relie tout simplement chaque ordinateur.

Le câble coaxial se partage en deux familles, le câble coaxial en bande de base et le câble coaxial en large bande, ce dernier est surtout utilisé sur les réseaux haut de gamme ou les réseaux de télévision. Il a la particularité de par sa conception, de pouvoir transmettre simultanément différents types d'informations (voix, données, vidéo) grâce à l'utilisation de canaux différents.

Le câble coaxial de diamètre inférieur (bande de base) est souvent utilisé pour son coût inférieur et sa facilité d'utilisation. Il offre une longueur maximale plus limitée que le câble en large bande. Il est possible de mélanger les deux types de coaxial par l'utilisation d'adaptateurs.

Un autre type de câble qui s'en rapproche est le câble twinaxial, dont l'architecture est semblable à celle du coaxial, si ce n'est qu'il comporte deux conducteurs internes.

La paire torsadée est le média le plus utilisé, car son coût est très attractif, mais il présente de grands inconvénients quant à la vitesse, la longueur, le bruit. C'est ce type de câble qui est utilisé d'ailleurs pour les installations téléphoniques. La paire torsadée blindée est moins sensible au bruit, mais plus coûteuse. On se limite généralement à des débits de l'ordre de 1 Mbits/s. Cependant on peut atteindre des performances de l'ordre de 10 Mbits/s sur paires torsadées blindées, voir 16 Mbits/s avec du type de câble 1 ou 2 IBM. Les dernières méthodes d'encodage et les techniques d'embrouillage permettent d'obtenir des résultats plutôt prometteurs. Ainsi, il est possible d'atteindre avec un support à base de paire torsadée à impédance de 120 ohms (en comparaison la paire téléphonique à une impédance de 100 ohms) des débits de 100 Mbits voire 140 Mbits/s. Ethernet utilisé sur un câblage de paire torsadée est appelé 10BaseT et est souvent configuré en étoile avec un concentrateur Ethernet au centre. Ce concentrateur permet de règler les problèmes de longueur de câble et offre des possibilités de contrôle de la santé des segments du LAN.

La dernière évolution, le 100BaseT autorise des taux de transfert de 100 Mo/s.

La fibre optique, malgré son coût encore élevé, permet d'assurer de hauts débits grâce à une bande passante très large et trouve sa raison d'être dans les réseaux devant supporter des données son/vidéo, qui sur un réseau classique peuvent paralyser le traffic. La transmission d'informations ne se fait plus par l'intermédiaire d'un courant éléctrique mais par un faisceau optique modulé. Elle est insensible aux perturbations éléctro-magnétiques et son piratage est extrèmement difficile de par la vitesse à laquelle circulent les données ; ce qui est un atout majeur dans les réseaux devant être sécurisés. Le taux d'erreur est infime, ce qui permet l'absence de méthode de détection d'erreur et de retransmission. De plus, l'usage d'un répéteur n'intervient que tous les 30 Kms, ce qui lui permet d'être employé, par exemple, dans des lieux où la pose d'un câble est difficile tel le milieu marin. Son seul défaut est sa relative fragilité, les courbures de cable s'opérant suivant certaines règles. On distingue plusieurs types de fibres : les fibres multimodes à saut d'indices qui ont une bande passante allant jusqu'à 100 Mhz sur 1 km, les fibres multimodes à gradient d'indice qui supportent 1000 Mhz sur 1 km et les fibres mononodes dont la bande passante peut aller jusqu'à 50 Ghz. De très petit diamètre son poids n'exède pas 20 grammes par mètre de câble. Ethernet sur un cablâge en fibre optique est appelé 10BaseF.

Différentes qualités de paire torsadée existent. Les meilleures peuvent aussi supporter le FDDI (Fiber-Distributed Data Interface) qui est un nouveau style de réseau en anneau. Le FDDI peut gérer des vitesses de 100Mo/s. Le FDDI est habituellement utilisé avec de la fibre optique pour les longues distances, de plus, cette technologie est la plus sécurisée en tant qu'ossature d'un grand réseau. Il existe aussi des architectures de réseaux atteignant le Gigaoctet/s pour les applications de courtes distances. Mais aucune de ces deux dernières possibilités n'existe sur l'Amiga.

Ethernet est une architecture de réseau qui repose sur un schéma de câblage et un certain protocole d'accès. Initialement Ethernet a été développé par DEC, INTEL, et Xerox et est surtout utilisé par DEC et 3Com. Il est reconnu par le comité de normalisation IEEE. IEEE 802.3 est l'un des standards Ethernet le plus utilisé.

L'une des raisons pour laquelle FDDI est apparut est que les performances d'Ethernet se dégradent rapidement lorsque l'on approche les limites de la bande passante. Ainsi, vous êtes limités dans le nombre de connexions sur un segment de LAN.



Les Protocoles

Un protocole est un programme nécessaire pour utiliser les connexions physiques. Il est responsable de l'établissement de la connexion, de l'envoi et de la réception des paquets de données.

Le logiciel est appelé un protocole car il doit y avoir un logiciel à chaque extrémité.

TCP/IP est l'un des plus utilisé pour plusieurs raisons, mais principalement parce que les utilisateurs peuvent obtenir et utiliser ce standard gratuitement. DECnet était très populaire pour sa fiabilité et la qualité des systèmes VAX. Le coût réduit, la puissance graphique, et l'attrait d'un système d'exploitation standard attira les utilisateurs vers les systèmes UNIX qui utilisaient TCP/IP. Cela entraîna la chute de DECnet.

Le protocole Appletalk (appelé Ethertalk lorsqu'il est utilisé sur Ethernet) est utilisé sur les LAN, mais souffre du fait qu'il appartienne à une marque.

Dû à la constante augmentation de la taille des WAN, un protocole plus fiable est requis qui supporte un grand nombre d'adresses qui est la valeur numérique assignée à chaque ordinateur sur un réseau. Deux projets sont développés parallèlement. Le premier est de remodeler et étendre TCP/IP tout en maintenant la compatibilité. L'autre vise à établir un standard international appelé OSI (Open Systems Interconnect). Ce dernier se développe très lentement. TCP/IP sera certainement amélioré quel que soit le succès de OSI.

En plus de ces principaux protocoles, ils en existent de nombreux autres comme SNA (Systems Network Architecture) d'IBM, IPX de Novell, NCP (Network Control Program) (IPX/SPX) ou SMB (NetBEUI) . La plupart correspondent à des besoins spécifiques et ne sont pas adaptés à un environnement WAN.

TCP-IP (Transmission Control Protocol / Internet Protocol)

Comme son nom le suppose, TCP/IP comporte plus d'une couche. La couche IP gère les couches inférieures du protocole et est responsable de la communication avec les gestionnaires de devices. Le TCP est une ou deux couches de protocole de transport qui gère l'empaquetage des données. TCP veille à ce que les données soient bien reçues et dans leur ordre de départ.

AS225 et AmiTCP sont les adaptations Amiga de TCP/IP.

DECnet

DECNet est un standard appartenant à DEC (Digital Equipment Corporation) qui est aussi constitué de plusieurs couches comme TCP/IP. Ce standard est principalement destiné à être utilisé avec les terminaux de la marque. DECnet peut aussi être configuré pour utiliser une connexion série.

TSSnet "DECnet" est une adaptation Amiga de DECnet.

SLIP

SLIP Serial Line Internet Protocol. CSLIP ajoutant une technique de compression.

SLIP permet à un ordinateur de faire fonctionner TCP/IP par le port série.

L'ordinateur peut ainsi avoir une adresse TCP/IP, et agir sur le réseau, ne plus être simplement un terminal mais une connexion à part entière.

PPP Point to Point Protocol

PPP permet à un ordinateur de faire fonctionner TCP/IP par le port série. L'ordinateur peut ainsi avoir une adresse TCP/IP, et agir sur le réseaux, ne plus être simplement un terminal mais une connexion à part entière.

Il est prévu pour remplacer SLIP, incluant la possibilité d'utiliser d'autres protocoles que TCP/IP

Plusieurs versions Amiga de PPP sont disponibles.

UUCP

UUCP (UNIX to UNIX CoPy) est un vieux protocole utilisé pour transférer des fichiers entre des boîtes UNIX. UUCP n'est pas réellement interactif, puisque vous donnez une liste de commandes qui seront exécutées au moment voulu.



Les Applications

Les applications sont la partie du réseau que l'utilisateur est le plus amené à voir, mais ne sont rien sans le matériel et les protocoles. Ces applications permettent à un utilisateur d'émuler un terminal, de copier des fichiers, d'envoyer du courrier électronique, d'effectuer des recherches dans une base de données ou encore d'utiliser d'autres applications à distance.

Applications TCP/IP :

Telnet    Terminal
FTP       File Transfer Protocol (Protocole de Transfert de Fichiers)
SMTP      Simple Mail Transfer Protocol (Protocole de transfert de courrier)
NFS       Network File System (Mount les unités à distance)
NSLookup  Recherche d'adresse
Finger    Indique les connexions ou donne accès à une base de donnée X500
Xwindow   Installe une interface graphique
NEWS      Installe un système de messagerie
NNTP      Un protocole supportant NEWS
RN        Un lecteur de NEWS



Applications DECnet :

Set Host Terminal LAT Terminal Copy Copie des fichiers VMSmail Courrier électronique Dir Lit les unités de disques distantes DECWindows Installe une interface graphique

Applications Ethertalk (Appletalk)

Appleshare Permet l'accès aux unités de disques distantes Chooser Supporte l'impression en réseau




L'Amiga et les Réseaux

La norme SANA II (Standard Amiga Network Architecture) définit une interface standard entre un protocole et la connexion physique du réseau. Le protocole est alors capable d'utiliser n'importe quel réseau : il suffit de lui fournir le driver SANA II adéquat.

Plusieurs systèmes de réseaux peuvent être connectés à l'Amiga, en voici quelques exemples :

AppleTalk

La solution AppleTalk (DoubleTalk) pour Amiga se présente sous la forme d'une carte pour Amiga 500, 2000, 3000 et 4000. Ce système permet de se connecter à un réseau comportant des Amiga et des Macintosh. Le débit théorique est de 230 Ko/s. Le double si uniquement des Amiga sont présents sur le réseau.

Non conforme à la norme SANA II.

TSSnet "DECnet"

Decnet est le protocole utilisé dans le monde des ordinateurs VAX. L'Amiga devient un noeud phase IV. Non Conforme à la norme SANA II.

TCP/IP

Ensemble de logiciels développé et mis au point par Commodore. Il est possible d'accéder de manière transparente à des fichiers placés sur un ordinateur serveur (Unix, PC ou Amiga) et vice versa

Conforme à la norme SANA II.

AmiTCP

Il s'agit d'une autre solution TCP/IP pour Amiga. C'est un travail d'équipe, distribué en freeware. AmiTCP propose moins de clients et de serveurs que l'ensemble TCP/IP de Commodore.

Conforme à la norme SANA II.

Netware

Le protocole Netware de Novell est le protocole le plus utilisé dans le monde des compatibles PC. Netware sur Amiga permet d'accéder aux fichiers et aux services d'une machine serveur via un réseau Ethernet.

Non conforme à la norme SANA II.

PPP Point to Point Protocol

X window system

Il s'agit d'une interface utilisateur graphique très utilisée dans le monde Unix et qui offre la particularité de pouvoir être utilisée en réseau. Le XWindow System peut être utilisé localement ou en réseau. Les connexions en réseau peuvent se faire soit sous TCP/IP soit sous DECnet.

Conforme à la norme SANA II.

AmigaUUCP

Implémentation de UUCP, permet la connexion à Usenet

AmigaNOS

Permet la connexion à Internet par SLIP ou PPP

AS225 (CBM)

NFS et TCP/IP. Permet la connexion sur Internet

Ariadne de Village Tronic

Carte Zorro Ethernet. Offre une connexion 10Base-2 et une 10Base-T, 2 ports parallèle supplémentaires. Compatible SANA II. Fourni avec Envoy.

I-Card de Interworks

Carte PCMCIA pour A1200. Intègre l'Amiga sur un réseau Ethernet. Possède un connecteur RJ45 et un BNC-Thinet.

Hydra de Hydra Systems

Carte Zorro II Ethernet.

Possède un connecteur BNC et un 15 broches.

LAN Rover de ASDG

Carte Zorro II Ethernet. Connecteur Thick-Ethernet.

CEI A4066

Carte Zorro II/III permettant de connecter un Amiga sur un réseau Ethernet.

Supporte les connexions 10baseT, AUI et ThinNet.

QuickNet

Carte Zorro II permettant de connecter un Amiga sur un réseau Ethernet.

Sortie Thin-Ethernet ou RJ-45 et un connecteur Thick-Ethernet

Arcnet

Carte A2060 pour A2000 et module A560 pour A500.
Fonctionne à environ 2.5 Mo/s. Buffer de 32Ko
Le Protocole Ethernet Type A autorise 100 noeuds par segment.
Le protocole Ethernet Type B autorise  30 noeuds par segment.

Cette carte a été remplacée par le A4066 de Ameristar.

ISDN (Integrated Services Digital Network) Master

Permet de relier un Amiga 2000 ou 3000 au réseau Numéris.



L'Amiga et Internet

L'Amiga n'est pas le parent pauvre en matière d'outils de navigations sur Internet.

De nombreux utilitaires sont disponibles. Vous trouverez la plupart d'entre-eux sur les sites suivants :





Relier 2 ou Plusieurs Amiga

Il existe différents systèmes de réseaux destinés à partager les ressources de plusieurs Amiga.

ENLAN-DFS de Interworks

Envoy de IAM

Permet à plusieurs Amiga (et Amiga uniquement) de partager leurs ressources. Envoy a été mis au point par Commodore.

Conforme à la norme SANA II.

DoubleTalk de Progressive Peripherals

Ne fonctionne qu'avec la carte PP DoubleTalk

Solution AppleTalk permettant de relier plusieurs Amiga et Macintosh.

Le débit théorique est de 230 Ko/s.

ALAN-FS

Nécessite le kit Commodore AS225.

PARnet/PARbench

Utilise le port parallèle. Partage de ressources entre Amiga. Débit maximum de 45 Ko/s. Très largement répandu dans la communauté Amiga.

ProNet

Reprend le principe et le câble de ParNet. Plus rapide et plus transparent pour le système.

Dnet

Utilise le port série. Peut fonctionner avec une machine Unix.

TwinExpress

Utilise le port série avec un câble NullModem.

SERnet

Utilise le principe de Parnet avec le port série. Utilisé avec Dnet. Le même câble NullModem sert pour ces deux programmes.

Amiga Link

Il s'agit d'un système de réseau basé sur le port lecteur de disquettes des Amiga, compatible avec la norme SANA II. Il fonctionne avec n'importe quel Amiga pourvu d'un connecteur Floppy libre.

Taux de transfert : 45 Ko/sec
Longueur maximum du câble : 100 m
Type de câble : RG-58U 50 ohms co-axial
Connecteur : BNC et floppy
Maximum d'ordinateur :  20
Protocole inclus : Network Operating System
Protocole optionnel : Envoy, ou tout protocole compatible SANA II

Liana de Village Tronic

Permet le partage de ressouces entre deux Amiga par le port parallèle.



Qu'est-ce qu'un Serveur

Un serveur est un ordinateur qui gère une bibliothèque de fichiers, de programmes. Il peut parfois permettre à l'utilisateurs d'altérer son contenu. Différents programmes et protocoles existent pour créer un serveur :

Appleshare, NFS, Xwindows, FTP, news, gopher, WWW, DCE, SQL, etc...

AppleShare désigne une solution de réseau développée par Apple. Pour utiliser AppleShare qui réunit les logiciels nécessaires aux serveurs et aux postes de travail, il faut un ordinateur Macintosh dédié, employé comme serveur sur le réseau. Le protocole utilisé est AFP (AppleTalk Filing Protocol) qui permet l'utilisation commune de données distribuées dans le réseau par l'intermédiaire d'AppleTalk. AppleTalk est un ensemble de protocoles de communication (comme SPX/IPX et NCP) pour un réseau AppleShare. Ce protocole repose sur le modèle OSI.

NFS (Network File System), est un protocole de réseau développé par la firme Sun Microsystems pour des systèmes de fichiers à partager.

XWindow est une implémentation d'une interface graphique sur un serveur. Une application peut être lancée sur une machine et l'affichage distribué sur toutes les machines du réseau sous XWindow.

Le logiciel FTP (File Transfer Protocol) offre la possibilité de proposer tout ou partie des disques sur le réseau. Il autorise aussi la copie de fichiers.

News, Gopher et WWW sont des serveurs spécifiques à l'information.

SQL (Standard Query Language) et DCE (Distributed Computing Environnement) peuvent être utilisés pour créer ou accéder à de multiples serveurs de base de données. Le programmeur peut distribuer ce qu'il charge sur plusieurs machines.



Les Vitesses Standards

V21 : Standard européen et japonais pour une vitesse de 300 Bits Par Seconde. Aux USA, il s'agit de la norme BELL 103A.

V22 : Standard européen pour une vitesse de 1 200 Bits Par Seconde. Aux USA, il s'agit de la norme BELL 212A.

V22bis : Standard européen et américain pour une vitesse de 2 400 Bits Par Seconde

V23 : Standard européen Videotex, 75 Bits Par Seconde en émission et 1200 en réception

V24 : Standard de communication identique au RS-232C.

V26 : Modems à 2 400 Bits Par Seconde utilisant des lignes louées (4FQS).

V26 bis : Modems à 1 200 / 2 400 Bits Par Seconde.

V27 : Modems à 4 800 BPS sur lignes louées.

V27bis : Modems à 2 400 / 4 800 BPS sur lignes louées.

V27ter : Modems à 2 400 / 4 800 BPS sur réseau commuté. Nouveau standard français de France Telecom, appelé TVR (télétel haute vitesse) Bien qu'apparenté au mode V27ter qui est le mode basse vitesse des télécopieurs, le mode TVR est légèrement différent (train court). Un modem supportant le V27ter (Fax) n'est donc pas nécessairement compatible TVR.

V29 : Modems à 4 800 ou 9 600 BPS sur lignes louées.

V32 : Standard européen et américain pour une vitesse de 9 600 BPS.

V32bis : Standard européen et américain pour une vitesse de 14 400 BPS.

V34 : Standard européen et américain pour une vitesse de 28 800 BPS.

V42 : Standard européen et américain pour la correction d'erreur.

V42bis : Standard européen et américain pour la compression des données.



Le Standard V42bis

Le standard de compression V42bis a été proposé par le Comité Consultatif International sur la Téléphonie et la Télégraphie (CCITT) comme un rajout au protocole V42 de correction d'erreur pour modems. Son but est d'accroître le débit de données et d'utiliser une variante de la méthode de compression Lempel-Ziv-Welch (LZW). Il est prévu pour être intégré dans un modem mais peut aussi être inclus dans le logiciel qui sert d'interface avec un modem ordinaire n'utilisant pas d'algorithme de compression.

Le V42bis peut envoyer des données compressées ou non, selon les données. Il existe certains types de données qui ne peuvent être compressées. Par exemple, un fichier déjà compressé. Pour faire face à ce problème, un algorithme surveille sans interruption la "compressibilité" des données, est décide si il ne vaut pas mieux envoyer les données en mode "transparent".



La BlackList

Pour obtenir l'autorisation de commercialisation sur le marché français, les constructeurs de modems doivent intégrer un système limitant le nombre d'essais à trois lors d'appels infructueux. Ce système lourd peut le plus souvent être contourné en utilisant une commande spécifique au modem. En voici quelques exemples.

Modèle de modem                 Commande

Aceex 1414                      AT%T1
Archtek                         AVT1414/1914    AT*R0
BOCA-144 ultra (ancien modèle)  ATX2
BOCA-144 ultra (nouveau modèle) AT*F
CPV Deltafax                    AT&A0
Comco                           AT&A0
Creatix 144                     AT*F
Creatix LV Vfast                AT%TCB
Creatix VF 144                  AT**
Dagospeed (ancien modèle)       ATX2
Dagospeed (nouveau modèle)      AT*F
ECO-Modem-144                   AT&A0
Elsa Mircolink 28800TL (VFC)    ATS31=128*W
Escom Datahawk (2400 Baud)      AT*NC99 et ATZ
Escom Data Hawk                 AT&A0
Hayes Optima 28800              %TCB
Hayes Optima VFC                AT%F0&W1 puis taper AT&F0&W0.
                                Eteindre et rallumer le modem.
Haussler-144e/ep                ATS70=64 ou ATS70=192
Haussler 288e                   ATS70=64 ou ATS70=192
Highscreen 144                  AT&A0
Novafax 28800                   %TCB
Olitec V32Bis                   ATX4 (marche ou pas suivant modèles)
Pearl 1414 TVH                  AT&F
Riedlbauer (connect-1914)       AT*R0
Simbaspeed (ancien modèle)      ATX2
Simbaspeed (nouveau modèle)     AT*F
Speedy 9600                     AT%R
Telejet 2400 Fax SR             AT*NC99 et ATZ
Telejet 2400                    AT&D3+DTR low
Telejet 2400A                   Idem Telejet 2400
Telejet 2400Fax                 Idem Telejet 2400
Telejet 14400 (ancien modèle)   ATX2
Telejet 14400 (nouveau modèle)  AT*F
Telelink 1MS-08 Faxline V32Ter  AT%U75
TKR Terboline                   AT*R0
USRobotics Courier              Forcer le registre 40 à 2 (S40=2)
USRobotics Courier DS 14.4      ATS34=192 ATS39=1 ATS40=1
USRobotics DS 16.8 V32 Turbo    ATS40=2&W
USRobotics Sportster            Forcer le registre 40 = 15 (S40=15)
USRobotics 14400 Sportster      ATS40=7
USR Dual V34                    ATS40=2 ou ATS40=7 puis AT&W
Yoriko 14.4ET                   ATS70=64 ou ATS70=192
Yoriko V32 turbo                AT*R0
Yoriko 28.8ET                   ATS70=64 ou ATS70=192




Le Smiley

Le fait de communiquer sur un réseau avec d'autres personnes pause rapidement le problème de faire passer un sentiment. En effet, difficile de savoir si un interlocuteur est vraiment sérieux, moqueur, triste ou agressif. Ainsi est né le Smiley (sourire). Nommé de la sorte car sa première utilisation avait pour but de représenter un sourire, pour signaler un ton moqueur. Il se présentait alors sous la forme de : pour les yeux, - pour le nez et ) pour la bouche, soit :-) .

Avec le temps, de nombreux autres Smiley ont vu le jour, en voici quelques exemples :

Les 3 Smiley principaux :

:-) Le Smiley de base, destiné à marquer l'utilisation d'un ton sarcastique ou une blague.

;-) Clin d'oeil et sourire. Marque la complicité et/ou une remarque sarcastique pour laquelle on ne veut pas être blâmé.

:-( Tristesse. L'utilisateur n'a pas aimé une remarque ou est attristé par quelque chose.

Et quelques dérivés :

:-I       Indifférence.
:->       L'utilisateur vient de faire une remarque diabolique.
>:->      L'utilisateur vient de faire une remarque TRES sarcastique.
>;->      Idem mais avec une certaine complicité :"Sans rancune".
:*)       L'utilisateur est saoul.
8-)       L'utilisateur est ébahi, ou est attentif.
:-C       L'utilisateur est très déçu.
:-D       Rire.
8-O       "Oh mon Dieu !"
:-P       L'utilisateur tire la langue.
:-/       Septicisme.

On utilise parfois des Smiley sans le - du nez, comme :) ou :( .



Lexique Réseaux et Télécommunications

ATM

BBS

E-Mail

FDDI

Full Duplex

HandShake

Hayes

Middleware

Modem

RTC

SysOp

URL

Web





Asynchronous Transmission Mode

Nouvelle norme de transfert de fichiers à hauts débits.



Bulletin Board Service

Désigne un serveur télématique, souvent amateur, à vocation non commerciale qui privilégie l'échange sous toutes ses formes (informations, données, programmes DP).

Aussi appelés "babillards".



E-Mail

Electronic Mail, ou courrier électronique. C'est le service de base des BBS, des serveurs commerciaux et de l'Internet. Il permet d'échanger des messages rapidement entre tous types d'ordinateur.



Fiber Distributed Data Interface

Norme de transferts vectorisés sur fibre optique.



Full Duplex

Mode de transmission où les interlocuteurs peuvent émettre simultanément.



HandShake

Technique assurant la fiabilité du transfert et de la compression de données, principalement avec un modem à haute débit.



Hayes

Nom d'une société américaine qui a imposé un standard de commande. Tous les modems possèdent ce jeu de commandes.



MiddleWare

Couches réseaux et services logiciels qui assurent l'échange entre le client et le serveur.

Microsoft a développé son propre middleware, le ODBC.



Modem

Lorsqu'on doit transmettre des données informatiques, un problème survient : l'ordinateur travaille en numérique, alors que le réseau téléphonique et analogique. Aussi pour envoyer ou recevoir des données entre ordinateurs, il faut utiliser un modem (modulateur-démodulateur), donc un appareil capable de transformer les signaux émis par l'ordinateur en signaux analogiques.



Réseau Téléphonique Commuté

Ligne de téléphone classique, utilisée pour acheminer des informations entre deux ordinateurs.



SysOp

System Operator. Le responsable technique d'un serveur.



Universal Resource Locator

Format standard pour exprimer l'adresse d'un service sur Internet. L'URL des serveurs Web commence pat http et celui des serveurs de fichiers par ftp.



Web

Premier système interactif créé sur Internet. Un serveur Web est essentiellement composé de pages à la fois graphiques et textuelles. Ces pages sont écrites en HTML (HyperText Markup Language) et permettent donc de se déplacer en hypertext.